Sportifs ou contemplatifs, vous êtes peut-être déjà des familiers de la "voie verte" reliant Merville-Franceville-Plage, Sallenelles, Amfreville et Ranville à Ouistreham et Caen. Mais le réseau cyclable développé au sein de la communauté de communes Campagne et Baie de l’Orne – environ 40 km – favorise aussi désormais  l’exploration de l’arrière-pays et permet de rallier les véloroutes départementales telles que celle des marais de la Dives qui traverse les hameaux de Bricqueville et Roncheville à Bavent. De quoi élargir son rayon de découverte et frôler les reliefs du pays d’Auge. Soyez prudents ! Sur toute une partie du réseau, vous roulez sur des routes "partagées".

A l'ombre des pommiers

A l’intérieur des terres bordant au sud le territoire de Cabalor, les grandes étendues de la plaine calcaire laissent place à un maillage plus bocager. Vous êtes à la périphérie du pays d’Auge délimité à l’ouest par la Dives, vous flirtez avec des paysages plus vallonnés annonçant la Normandie des cartes postales, terre d’élevage et de vergers. Du côté de Bavent, vous apercevrez peut-être quelques uns de ces vergers traditionnels associant pâturages et pommiers "haute-tige", beaucoup moins nombreux qu’autrefois.

Des haies protectrices

Les parcelles sont modestes, des haies  d’essences multiples les protègent du vent.  La ligne d’horizon s’élève, les chemins se creusent, enserrés par des chênes, des frênes et des arbustes épineux buissonnants : aubépines, églantiers, prunelliers, qui fournissent en abondance des baies aux animaux qui en sont friands. Une végétation protectrice pour la faune et les cultures, très prisée des passereaux, des perdrix et des mammifères sauvages.

Entre calcaire et brique

Dans les villages, la pierre de Caen lumineuse est toujours reine mais l’argile est bien présent dans le sous-sol de Bavent : la tuilerie et la poterie du Mesnil, héritière de la tradition des prestigieux épis de faîtage, en sont les ambassadeurs. Le château de Bénéauville, demeure privée du XVIIe siècle classée monument historique, combine les couleurs savamment agencées du calcaire de la plaine et de la brique augeronne.  A Robehomme, limite orientale du territoire, brique et pan de bois font une percée.

Panoramas augerons

A l’occasion, mettez pied à terre pour gagner les tables d’orientation situées à Gonneville-en-Auge, derrière la mairie, et à Robehomme, à 250 m de l’église sur le chemin menant vers la chaussée du grand marais : face à vous s’élève le profil d’un escarpement de plusieurs dizaines de kilomètres de long : la "cuesta" du Pays d’Auge. Montant la garde à l’entrée, l’ancienne commune de Gonneville-sur-Merville a troqué son ancien nom contre celui de Gonneville-en-Auge en 1965. Une forme de revendication dans ce paysage de transition.